Une allure folle

Au Musée des Beaux-Arts de Lyon, Jacqueline DELUBAC est la vedette d’une exposition multifacettes, tableaux, photos, affiches, articles de presse, vêtements, qui retrace sa longue vie artistique et mondaine.

AFFICHE JACQUELINE DELUBAC

Née en 1907, elle commençe sa vie publique en 1927 au théâtre et au cinéma. Elle rencontre Sacha GUITRY, devient sa partenaire sur les planches puis son épouse en 1935. Le compte était presque jusque bon lorsqu’il déclara J’ai le double de son âge, il est donc juste qu’elle soit ma moitié !

JACQUELINE ET GUITRY

AFFICHE UN MONDE FOU COSTUME POUR LA PARISIENNE

QUADRILLE

Après leur divorce, elle vend les bijoux offerts par Guitry pour acheter des oeuvres d’artistes encore peu connus et donc abordables. Elle fait le choix de la modernité et ne se trompe pas lorsqu’elle acquiert des DUFY, BONNARD, POLIAKOFF ou DUBUFFET… qui viennent couvrir les murs de son appartement parisien. RODIN, PICASSO, BACON enrichissent ses premiers achats. Les photos de son intérieur disposées à côté des oeuvres exposées sont à ce titre très intéressantes, tout comme la muséographie qui rappelle dans chaque salle, un détail de la pièce de son intérieur.

INTÉRIEUR

DANSEUSE DE DEGAS MODERNITÉ DES CHOIX

Entre temps, elle devient la compagne puis l’épouse d’un richissime arménien propriétaire de mine de diamants… et de tableaux impressionnistes dont le panneau central du Déjeuner sur l’herbe de MONET. Toute une salle est consacrée à cette magnifique collection.

COLLECTION EKNAYAN

DÉJEUNER SUR L'HERBECOLLECTION EKNAYAN

Jacqueline DELUBAC est aussi une admiratrice de CARDIN et des grands couturiers. Ses tenues mises en valeur par sa longue silhouette sont toujours des plus élégantes. Quelques unes de ses robes nous sont montrées pour l’occasion…

JACQUELINE DELUBAC ROBES JACQUELINE DELUBAC ROBES JACQUELINE DELUBAC

Et voici son dernier portrait, peu de jours avant sa mort accidentelle à 90 ans, renversée par un jeune cycliste alors qu’elle faisait du shopping rue du Faubourg Saint-Honoré à la recherche d’une robe pour une soirée de fête…

JACQUELINE DELUBAC EN CARDIN

Jacqueline DELUBAC a légué au Musée des Beaux de Lyon, sa ville natale, sa collection d’art et celle de son arménien de mari, et au Musée de la Mode et du Textile de Paris 600 pièces provenant de sa collection de vêtements.

A Lyon, l’exposition a lieu jusqu’au 16 février 2015… N’hésitez pas ! D’autant que le musée est magnifique et la ville superbe…

MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE LYON

JARDIN DES CURIOSITÉS ON M'A DIT...

Commentaires sur Paris sous le soleil…

Tandis que le déluge s’abattait en terres catalanes, les journées dans la capitale le WE dernier étaient radieuses…

Soleil du côté de Marmottan,

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PARIS

Soleil sur une belle adresse du côté de la Muette,

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Soleil sur un musée très romantique,

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Soleil sur un vide-grenier matinal et inattendu,

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Soleil du côté du musée Rodin,

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Soleil du côté du Grand-Palais,

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A la sortie de l’expo Monet, il fait nuit noire…

Commentaires sur Un rendez-vous formidable…

La veille du jour J, première rencontre, de taille, au Musée des Beaux-Arts de Lyon…

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La Cathédrale

Et samedi, sous un grand soleil, découverte du lieu de rendez-vous. La Fondation Pierre Gianadda à Martigny où de grands artistes ont laissé trace de leur passage…

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Surprenante vision d’ensemble, la salle d’exposition est sous le niveau de l’entrée. C’est aussi un auditorium dont tout le centre est occupé par un parterre de chaises. Sur les murs, sur le pourtour de la pièce, sont accrochés par ordre chronologique les oeuvres de Nicolas de STAËL.

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De 1945, période noire où l’artiste pleure le décès de son épouse, où les traits sont brisés, les couleurs sombres et sourdes, à 1955 où la couleur s’éclaircit puis explose sur les toiles alors que le dessin devient plus figuratif, une centaine d’oeuvres aux formats très divers (que les tout petits paysages – 10 cm sur 20 – sont merveilleux. Tout y est !) s’offre aux yeux du public.

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L’espace au centre permet un recul que l’on a rarement dans un musée et les Footballeurs ou les Mouettes trouvent ici une dimension exceptionnelle.

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Tout au long du parcours, des lettres de Nicolas de STAËL sont données en lecture. A René CHAR, après le fameux match au Parc des Princes, à l’origine de la série sur les footballeurs : « C’est absolument merveilleux, personne ne joue là-bas pour gagner, si ce n’est à de rares moments de nerfs où l’on se blesse »… On dirait que rien n’a changé depuis 1952 !

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Une heureuse surprise nous attend dans le Parc de la Fondation… Un peu comme au Getty Center de LOS ANGELES, de nombreuses statues agrémentent le jardin que surplombent les sommets suisses. Du beau monde là aussi… CALDER, MOORE, ERNST, MAILLOL et RODIN…

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Mais aussi des animaux, des vrais et des faux…

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Les moutons de
François-Xavier LALANNE

 Je vous laisse avec un extrait d’une lettre de Nicolas de STAËL à Douglas COOPER :

« (…) la peinture, la vraie, tend toujours à tous les aspects, c’est-à-dire l’impossible addition de l’instant présent, du passé et de l’avenir.

Les raisons pour lesquelles on aime ou l’on n’aime pas ma peinture m’importent peu parce que je fais quelque chose qui ne s’épluche pas, qui ne se démonte pas, qui vaut par ses accidents, que l’on accepte ou pas.

 On fonctionne comme on peut. Et moi j’ai besoin pour me renouveler, pour me développer, de fonctionner toujours différemment d’une chose à l’autre, sans esthétique à priori.

On s’accorde fort, fin, très fin, valeurs directes, indirectes, ou l’envers de la valeur, ce qui importe c’est que ce soit juste. Cela toujours. Mais l’accès à ce juste, plus l est différent d’un tableau à l’autre, plus le chemin qui y mène parait absurde, plus cela m’intéresse de le parcourir.

(…) je crois à l’accident, je ne peux avancer que d’accident en accident, dès que je sens une logique trop logique, cela m’énerve et vais naturellement à l’illogisme. »

Whaouh, ai-je envie de dire…