Commentaires sur Chine au bord de la mer…

Long, très long vide-grenier ce 1er mai, au bord de la mer… J’ai même entendu un promeneur s’exclamer « C’est pas possible… on va finir à Montpellier ! »…

Belles trouvailles, en particulier un grand coffret de peinture à l’huile, neuf, contenant également des pinceaux en martre et des brosses en soie, mais aussi du papier aquarelle et encore un vase très haut, mon troisième !

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Et j’ai été très raisonnable… Je n’ai craqué que pour un seul malheureux bout de tissu, mais peint d’une sorte de rose, futur incrustation dans un sac ou une pochette…

Commentaires sur Vite fait, bien fait !

Samedi, en trois coups de cuillères à pots, ou plutôt en quelques pas sur un bout de parking, un VG au pays de la célèbre halte organisé dans le cadre du Téléthon… Et même pas une demie-heure plus tard…

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Des draps monogrammés (j’ai bien fait de craquer celui brodé que je réservais au lit de la chambre d’amis a rendu l’âme la nuit dernière avec un invité probablement trop agité !), deux souricettes pour le sapin et un livre d’Alain GRÉE qui me rappelle mes jeunes années. J’aime son graphisme simple et ses couleurs vives… J’ai bien peur d’avoir mis le petit doigt dans l’engrenage collection !

Commentaires sur Mélody à Sète…

Pas de photo possible au musée qui surplombe ce pittoresque cimetière marin… Pourtant l’architecture est interessante, les bassins aquatiques à l’entrée apportent un air de fraicheur bienvenu, l’exposition DUFY est un petit bonheur et les collections permanentes nous offrent des peintures de François DESNOYER, peintre que l’on connait bien en Roussillon et Maurice MARINOT, artiste dont je suis heureuse de découvrir la palette chaude et les toiles colorées et vivantes !

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Une affiche en passant…

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xt-align: justify; »>Pas de photo possible au Théâtre de la Mer, pourtant le lieu est magique, les musiciens jouent avec la mer en arrière-plan, les goélands survolent la scène et ce jour-là le temps est de rêve. J’ai donc croqué le trio assez formidable Rémi PANOSSIAN, première partie du concert de Mélody GARDOT.

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Car c’est la belle Mélody GARDOT que je suis revenue entendre, et cette fois, fort bien placée, ce qui se mérite, une heure d’attente devant les grilles avant l’ouverture, et une heure sur place, vite passée entre dinette-mezze sur un des stands du lieu et bavardage entre amis.

Puis entrée des artistes, et le temps s’arrête. Mademoiselle GARDOT, magnifique robe longue noire aérienne et foulard de corsaire noué sur la tête, penchée au dessus du piano commence par pincer quelques cordes, puis s’assied devant le clavier et pose quelques accords avant de chanter The Rain… Sa voix douce emplit l’espace, l’assistance retient son souffle… Ses musiciens sont toujours aussi virtuoses. Le saxophoniste-clarinettiste toujours aussi dreadlocké, le contrebassiste accompagne fort bien la chanteuse et nous joue un solo éblouissant… Deux artistes sont venus rejoindre le groupe, un violoncelliste et un accordéoniste, tout deux allemands.

Quand la belle prend la parole, elle s’exprime pour moitié dans un anglais très compréhensible mais aussi dans un excellent français et pose ses mots avec douceur et sensualité. Fière de se produire en France en ce jour de 14 juillet, J’ai mis le Hermès en honneur, dit-elle en se tapotant la tête…

Tout au long de son concert, elle joue avec humour de séduction avec ses musiciens, avec le public, soupire Ahhh Laduréeeee lors d’un petit discours sur Paris et la France qu’elle aime. Lorsqu’elle se perche sur un tabouret et remonte un peu le plissé de sa robe au niveau du genou, que les garçons de la salle font Houuuuuu, qu’elle dit Un peu plus haut ? que les garçons répondent Ouiiiiii, elle leur répond Non, ce n’est pas possible, ma maman ne voudrait pas !

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Croquis rapides dans la pénombre avant que je ne perde mon stylo !

La set-list ressemble fort à celle du Palau de la Musica de Barcelone, et à la sortie, par l’intermédaire de la gentille camériste, Mélody me la dédicace !

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Commentaires sur L’Express Bleu, gare de Lyon

* Ils sont deux, face à face, elle, bras croisés, se penche au-dessus de son assiette, vers lui qui lui sourit. 

* Elle s’assied à une table sur laquelle restent posés deux tasses et deux verres vides. Elle range un magazine et un plan de métro dans une poche de sa valise bordeaux, puis étend une jambe sur le dessus de son bagage et commande un café. 

* Il arrive, son plateau à la main, ramasse un ticket qui s’est envolé alors qu’il approchait à pas rapides, échange trois mots tout en ramassant la monnaie sur une table, l’essuie rapidement, se tourne vers deux personnes qui entrent Bonjour, c’est pour déjeuner ? 

* Des septuagénaires bronzés, lui la casquette bleue électrique vissée sur le crâne, elle porte une marinière, discutent à grands gestes Tu sais comment elle est, lui dit-elle, Qu’est-ce que tu veux que je te dise ? lui répond-il. Ils surveillent le tableau d’affichage des trains.

* Un coude posé sur la table à côté d’un verre de jus d’orange, d’une bouteille vide et d’un verre d’eau. Elle tapote sur son téléphone puis le porte à l’oreille.

* Elle est entrée, pressée, un grand sac à l’épaule, un café et déjà ressortie.

* Il arrive, grand, mince, chemise bleue pâle rayée, sac au dos, une sacoche dans chaque main, symétrie parfaite, si ce n’est une mèche blonde sur un œil, regarde autour de lui et se cale sur une banquette.

* Elle a un joli maintien, large bandeau fleuri vert et blanc dans les cheveux, long sautoir aux breloques bordeaux et orange, elle picore quelques frites dans son assiette en discutant avec la femme assise face à elle qui porte une large veste tricotée point de riz crème malgré la chaleur.

* Il entre, main dans les poches de son costume beige, un peu perdu, semble espérer quelqu’un, jette un œil sur la salle, hésite à s’asseoir à la table que deux hommes viennent de quitter et puis finalement pas. Il disparaît derrière une cloison décorée de photographies en noir et blanc et d’une ardoise proposant le vin du pays d’Oc.

* Elle arrive, menue, magazine et veste serrée au creux du coude, trainant sa valise à roulettes et se dirige vers le fond de la salle.

* Elle a maintenant les deux jambes posées, croisées l’une sur l’autre au niveau des chevilles, sur sa valise bordeaux.

* Ils sont trois, deux hommes, une femme, l’un raconte une histoire en faisant virevolter ses larges mains noires, l’autre rit, elle écoute, un sourire accroché aux lèvres.

* Devant la chemise bleue pâle rayée maintenant, un ordinateur ouvert, une pomme allumée, une tasse de café. Son sourcil droit est relevé en accent circonflexe.

* Il est grand, jeune, sa chevelure blonde est bouclée, il porte un TShirt marine, un long bermuda kaki, des tongs. Il sort, nonchalamment.

* Il revient de la terrasse, le plateau chargé, deux coupes à glaces vides, desquelles dépassent deux cuillères en inox, des sous-tasses et des tasses empilées, un verre, une bouteille. Il se faufile souplement entre les tables.

* Elle lève la tête vers le panneau d’affichage, Perpignan TGV 6213, voie I.  Déjà, se dit-elle, l’heure est vite passée ! Elle glisse dans une enveloppe qu’elle vient de couvrir de sa petite écriture violette le petit croquis qu’elle a juste terminé, empoigne ses sacs et se dirige vers les quais.

* A bord, elle reconnaît l’homme au costume beige à la voiture-bar. Dans un français teinté d’un accent délicieusement so british, il échange quelques mots avec la vendeuse de sandwichs qui peine à lui rendre la monnaie…

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Commentaires sur Caveau de la Huchette

PERPIGNAN accueille une fois par mois des « délocalisés » du Caveau de la Huchette, célèbre club parisien …

La saison a démarré avec Eric LUTER/ Charles PREVOST washboard group. Dans une salle du Palais des Congrés, des petites tables faiblement éclairées, la scène et des jeux de lumières pour l’ambiance … Quatre musiciens qui savent aussi chanter, le trompettiste (Eric LUTER fut le clarinettiste de Sydney BECHET) et le saxophoniste en avant, le pianiste de dos et Charles PREVOST au washboard (planche à laver, objet détourné de la vie courante d’autrefois) un peu derrière eux. Leur compositions se mêlent aux standards du jazz, les paroles de certains classiques sont adaptées en français (ce qui peut donner des textes amusants et totalement déconnectés du sujet initial), mes pieds battent la mesurent tout seuls tandis que dans la pénombre je griffonne la carte des vins …

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La prochaine fois, c’est un genre de Mathias MALZIEU d’outre manche qui ferait du saxophone, Drew DAVIES qui montera sur scène …


Commentaires sur Le FID, pipole et dédicaces

Après mon retentissant FLOP d’hier sur le formidable COMELADE (merci la Mule du Pape de m’avoir sauvée du déshonneur!), suite du 20° Festival International du disque et de la BD à PERPIGNAN dans la lumineuse chapelle des Dominicains …

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Outre le sympa MARGERIN pour la BD et COMELADE pour les disques (ses pochettes sont régulièrement réalisées par des artistes de BD), il y avait aussi le médiatique Philippe MANEUVRE (Rock & Folk, les Enfants du rock, Métal Hurlant et maintenant La nouvelle Star …).

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et pléiade de dessinateurs de BD, JOAN, MEZZO … et bien sûr MOEBIUS, celui qui signe l’affiche cette année.

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Voilà mon pirate adoubé par son maître et rien que pour moi !