Corsica

Petite escapade le temps d’un WE prolongé …

Découvrir Corte au coeur de l’île, accrochée à la montagne, blottie sous sa citadelle et parcourir son musée présentant une exposition sur les îles, arpenter le F.R.A.C. désert, lever le nez pour admirer le duc de Padoue, les enseignes d’un autre temps ou les drapeaux nationalistes, et avoir de grosses envies de GR20 …

CORTE

MUSÉE DE CORTE

MUSÉE DE CORTETITOUAN LAMAZOU

FRAC DE CORTE

DUC DE PADOUE

AUX MURS DE CORTE

CORTE

Puis partir vers l’est, s’arrêter le temps d’une nuit à Favone, courir au petit matin le long de la plage  avant un petit déjeuner réconfortant.

PLAGE DE FAVONEFAVONE

PETIT DEJEUNER CASA DEL SOLE

Reprendre le long d’une côte pas toujours jolie, apprécier la halte à Porto Vecchio, y retrouver (je dis retrouver, car je les avais découverts lors de mes années normandes, celles que mon hébergeur a perdues lors d’un bug malheureux) les tags de Jef AEROSOL et terminer la journée en admirant le soleil tomber dans la mer à Bonifacio …

BIÈRE CORSE

JEF AEROSOL À PORTO VECCHIOJEF AEROSOLSUNSET À BONIFACIOSUNSET À BONIFACIO

Le lendemain, jouer aux parfaits touristes pour admirer la côte sud de l’île et le fascinant surplomb de cette ville, avant de profiter du calme d’une piscine qui permet en un seul regard d’embrasser Bonifacio et la Sardaigne un peu plus lointaine …BONIFACIOBONIFACIOCALA DI GRECOMais il est l’heure de rentrer, après une collation de produits du terroir, le dernier petit cadeau du week-end sera le survol des îles Sanguinaires …

COLLATION CORSE

ÎLES SANGUINAIRES

@ Villa Casa del Sole, Favone @ Cala di Greco, Bonifacio

Une allure folle

Au Musée des Beaux-Arts de Lyon, Jacqueline DELUBAC est la vedette d’une exposition multifacettes, tableaux, photos, affiches, articles de presse, vêtements, qui retrace sa longue vie artistique et mondaine.

AFFICHE JACQUELINE DELUBAC

Née en 1907, elle commençe sa vie publique en 1927 au théâtre et au cinéma. Elle rencontre Sacha GUITRY, devient sa partenaire sur les planches puis son épouse en 1935. Le compte était presque jusque bon lorsqu’il déclara J’ai le double de son âge, il est donc juste qu’elle soit ma moitié !

JACQUELINE ET GUITRY

AFFICHE UN MONDE FOU COSTUME POUR LA PARISIENNE

QUADRILLE

Après leur divorce, elle vend les bijoux offerts par Guitry pour acheter des oeuvres d’artistes encore peu connus et donc abordables. Elle fait le choix de la modernité et ne se trompe pas lorsqu’elle acquiert des DUFY, BONNARD, POLIAKOFF ou DUBUFFET… qui viennent couvrir les murs de son appartement parisien. RODIN, PICASSO, BACON enrichissent ses premiers achats. Les photos de son intérieur disposées à côté des oeuvres exposées sont à ce titre très intéressantes, tout comme la muséographie qui rappelle dans chaque salle, un détail de la pièce de son intérieur.

INTÉRIEUR

DANSEUSE DE DEGAS MODERNITÉ DES CHOIX

Entre temps, elle devient la compagne puis l’épouse d’un richissime arménien propriétaire de mine de diamants… et de tableaux impressionnistes dont le panneau central du Déjeuner sur l’herbe de MONET. Toute une salle est consacrée à cette magnifique collection.

COLLECTION EKNAYAN

DÉJEUNER SUR L'HERBECOLLECTION EKNAYAN

Jacqueline DELUBAC est aussi une admiratrice de CARDIN et des grands couturiers. Ses tenues mises en valeur par sa longue silhouette sont toujours des plus élégantes. Quelques unes de ses robes nous sont montrées pour l’occasion…

JACQUELINE DELUBAC ROBES JACQUELINE DELUBAC ROBES JACQUELINE DELUBAC

Et voici son dernier portrait, peu de jours avant sa mort accidentelle à 90 ans, renversée par un jeune cycliste alors qu’elle faisait du shopping rue du Faubourg Saint-Honoré à la recherche d’une robe pour une soirée de fête…

JACQUELINE DELUBAC EN CARDIN

Jacqueline DELUBAC a légué au Musée des Beaux de Lyon, sa ville natale, sa collection d’art et celle de son arménien de mari, et au Musée de la Mode et du Textile de Paris 600 pièces provenant de sa collection de vêtements.

A Lyon, l’exposition a lieu jusqu’au 16 février 2015… N’hésitez pas ! D’autant que le musée est magnifique et la ville superbe…

MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE LYON

JARDIN DES CURIOSITÉS ON M'A DIT...

Commentaires sur Jazz à Saü

Un jeudi férié, le ciel qui se dégage juste à temps, une cave et des vignerons accueillants et dynamiques, un groupe de musiciens passionnés, deux artistes peintre, l’une que je découvre qui exécute une toile en directe au rythme des mélodies, l’autre que j’apprécie déjà énormément qui expose dans le chai à barriques, une dégustation, un rivesaltes ambré partagé avec des amis… Ce 8ème Printemps de l’Aspres est un excellent cru ! 

P1000483_small

06

P1000558_small

P1000559_small

P1000560_small

Le 26 juillet, le Domaine du château de Saü accueillera un autre concert, classique celui-là, et une autre exposition… À suivre !!!

Commentaires sur Un samedi particulier à CERET

Dans la capitale du Vallespir, le samedi matin, c’est marché…

Mais aussi l’occasion de découvrir une jolie boutique, Kikou Shop… Oups, je n’ai pas encore de photo ! Accueillante et chaleureuse, Nathalie y présente les créations colorées de Petits Démons et autres créatrices d’ici et d’ailleurs

Et ce samedi, c’était le vernissage de l’exposition de Patrick LOSTE au Musée d’art moderne. Cave Canem. Sur le thème de la frontière puisque l’artiste et la conservatrice du musée sont tous les deux des enfants de la frontière.

LOSTE_CANEM

Décliné en trois chapitres, les hommes du milieu, policiers et cerbères, les hommes de nulle part, clandestins et sans-papiers sur une longue fresque de 30 mètres et les demoiselles de l’autre côté, les prostituées de la Junquera… Sur de grandes toiles bachées qu’il travaille à l’encre et aux pigments dans son atelier ouvert sur la montagne, Patrick LOSTE nous emporte dans un monde d’ombres, de silhouettes dansantes qui se laissent deviner plus qu’elles ne s’imposent. Ses teintes sourdes, dans les gris colorés, sont parfois éclairées de touches roses et outremer, si ce n’est de larges taches blanches. Une série réalisée tout récemment sur papier accroche les visiteurs au détour d’une volée d’escalier… 

CIMG2473

J’ai zappé petits fours et muscat, pour déambuler dans la partie alors désertée du musée, celle qui m’émeut et me ravit à chacune de mes visites, les 35 coupelles de Picasso, toutes peintes entre le 12 et le 17 avril 1953 à Vallauris, une merveille sur le thème de la corrida, l’arène, sol i sombra et la série de croquis réalisés par Matisse à Collioure, barques catalanes et raccomodeuses de filets, d’un trait d’encre vif et sur…

COUPELLE_PICASSO_1COUPELLE_PICASSO_3COUPELLE_PICASSO_2COUPELLE_PICASSO_4
Cartes postales en vente au musée

Commentaires sur 2010…

Sans_titre_1

D’un concert à l’autre, en passant par un début juillet couleur corail, de chines en balades, d’expos en bricolages… L’année 2010 est passée à la vitesse de l’éclair…

Et maintenant, vive 2011 !

De tout coeur, je souhaite que cette nouvelle année vous soit douce, colorée, tendre, traversée de rires et joyeuse !

Commentaires sur Autres lieux, autres photos…

Deux expositions (détails ICI) de Pierre CORRATGÉ à PERPIGNAN…

Les yeux ouverts, New-York

BLOG_2010_019

Interventions, qui présente des photos de modèles évanescents et beaucoup de photos prises depuis un certain petit coin de paradis

BLOG_2010_018

Intéressantes juxtapositions qui offrent des distorsions telles que le rivage apparait parfois comme une île…

À voir, l’une et l’autre, jusqu’au 6 novembre…

Commentaires sur DEPARDON… en voilà une idée !

Sous le soleil encore (Yes !), direction la Bibliothèque Nationale de France, située dans un quartier à l’architecture qui me plait beaucoup,

CIMG1315

 CIMG1358 CIMG1357

CIMG1318

CIMG1314

CIMG1317

CIMG1327

Tout d’abord, exposition France 14, déjà présentée en Arles par Raymond DEPARDON. Quatorze jeunes photographes portent leur regard sur un petit morceau de notre société,

CIMG1329

CIMG1332

CIMG1334

CIMG1336

Puis les couleurs de VILLEMOT,

CIMG1340 CIMG1343

CIMG1342

CIMG1341

Enfin la France de DEPARDON,

CIMG1344

CIMG1346

sa vie,

CIMG1348

sa manière de travailler, cahiers de repérages, polaroïds (ici, un NON à la THT bien catalan !) et « petit » matériel…

CIMG1352

CIMG1351

CIMG1355

Attrapez vite un métro ligne 6 ou 14, un bus 62, 64, 89, 132 ou 325, un taxi ou vos pieds pour vous rendre à ces belles expos !

Commentaires sur Un rendez-vous formidable…

La veille du jour J, première rencontre, de taille, au Musée des Beaux-Arts de Lyon…

CIMG0669
La Cathédrale

Et samedi, sous un grand soleil, découverte du lieu de rendez-vous. La Fondation Pierre Gianadda à Martigny où de grands artistes ont laissé trace de leur passage…

CIMG0679

CIMG0683

Surprenante vision d’ensemble, la salle d’exposition est sous le niveau de l’entrée. C’est aussi un auditorium dont tout le centre est occupé par un parterre de chaises. Sur les murs, sur le pourtour de la pièce, sont accrochés par ordre chronologique les oeuvres de Nicolas de STAËL.

CIMG0687

De 1945, période noire où l’artiste pleure le décès de son épouse, où les traits sont brisés, les couleurs sombres et sourdes, à 1955 où la couleur s’éclaircit puis explose sur les toiles alors que le dessin devient plus figuratif, une centaine d’oeuvres aux formats très divers (que les tout petits paysages – 10 cm sur 20 – sont merveilleux. Tout y est !) s’offre aux yeux du public.

CIMG0686

CIMG0694

L’espace au centre permet un recul que l’on a rarement dans un musée et les Footballeurs ou les Mouettes trouvent ici une dimension exceptionnelle.

CIMG0689CIMG0685

Tout au long du parcours, des lettres de Nicolas de STAËL sont données en lecture. A René CHAR, après le fameux match au Parc des Princes, à l’origine de la série sur les footballeurs : « C’est absolument merveilleux, personne ne joue là-bas pour gagner, si ce n’est à de rares moments de nerfs où l’on se blesse »… On dirait que rien n’a changé depuis 1952 !

CIMG0690

Une heureuse surprise nous attend dans le Parc de la Fondation… Un peu comme au Getty Center de LOS ANGELES, de nombreuses statues agrémentent le jardin que surplombent les sommets suisses. Du beau monde là aussi… CALDER, MOORE, ERNST, MAILLOL et RODIN…

CIMG0696CIMG0698CIMG0704CIMG0723

CIMG0718

Mais aussi des animaux, des vrais et des faux…

CIMG0702
CIMG0706
Les moutons de
François-Xavier LALANNE

 Je vous laisse avec un extrait d’une lettre de Nicolas de STAËL à Douglas COOPER :

« (…) la peinture, la vraie, tend toujours à tous les aspects, c’est-à-dire l’impossible addition de l’instant présent, du passé et de l’avenir.

Les raisons pour lesquelles on aime ou l’on n’aime pas ma peinture m’importent peu parce que je fais quelque chose qui ne s’épluche pas, qui ne se démonte pas, qui vaut par ses accidents, que l’on accepte ou pas.

 On fonctionne comme on peut. Et moi j’ai besoin pour me renouveler, pour me développer, de fonctionner toujours différemment d’une chose à l’autre, sans esthétique à priori.

On s’accorde fort, fin, très fin, valeurs directes, indirectes, ou l’envers de la valeur, ce qui importe c’est que ce soit juste. Cela toujours. Mais l’accès à ce juste, plus l est différent d’un tableau à l’autre, plus le chemin qui y mène parait absurde, plus cela m’intéresse de le parcourir.

(…) je crois à l’accident, je ne peux avancer que d’accident en accident, dès que je sens une logique trop logique, cela m’énerve et vais naturellement à l’illogisme. »

Whaouh, ai-je envie de dire… 

Commentaires sur J’ai rendez-vous…

samedi avec lui…

DE_STAEL

Enfin, avec ses peintures devant lesquelles je vais encore me pâmer, j’en suis certaine ! Ça se passe ICI.

Allez… je pars illico avec son portrait accroché en grigri sur mon sac…

Alors dès à présent, je vous souhaite un bon WE ensoleillé puisque les prévisions sont plutôt bonnes !

DE_STAEL_MOUETTES
Les Mouettes
photo du
site