Commentaires sur Un rendez-vous formidable…

La veille du jour J, première rencontre, de taille, au Musée des Beaux-Arts de Lyon…

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La Cathédrale

Et samedi, sous un grand soleil, découverte du lieu de rendez-vous. La Fondation Pierre Gianadda à Martigny où de grands artistes ont laissé trace de leur passage…

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Surprenante vision d’ensemble, la salle d’exposition est sous le niveau de l’entrée. C’est aussi un auditorium dont tout le centre est occupé par un parterre de chaises. Sur les murs, sur le pourtour de la pièce, sont accrochés par ordre chronologique les oeuvres de Nicolas de STAËL.

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De 1945, période noire où l’artiste pleure le décès de son épouse, où les traits sont brisés, les couleurs sombres et sourdes, à 1955 où la couleur s’éclaircit puis explose sur les toiles alors que le dessin devient plus figuratif, une centaine d’oeuvres aux formats très divers (que les tout petits paysages – 10 cm sur 20 – sont merveilleux. Tout y est !) s’offre aux yeux du public.

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L’espace au centre permet un recul que l’on a rarement dans un musée et les Footballeurs ou les Mouettes trouvent ici une dimension exceptionnelle.

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Tout au long du parcours, des lettres de Nicolas de STAËL sont données en lecture. A René CHAR, après le fameux match au Parc des Princes, à l’origine de la série sur les footballeurs : « C’est absolument merveilleux, personne ne joue là-bas pour gagner, si ce n’est à de rares moments de nerfs où l’on se blesse »… On dirait que rien n’a changé depuis 1952 !

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Une heureuse surprise nous attend dans le Parc de la Fondation… Un peu comme au Getty Center de LOS ANGELES, de nombreuses statues agrémentent le jardin que surplombent les sommets suisses. Du beau monde là aussi… CALDER, MOORE, ERNST, MAILLOL et RODIN…

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Mais aussi des animaux, des vrais et des faux…

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Les moutons de
François-Xavier LALANNE

 Je vous laisse avec un extrait d’une lettre de Nicolas de STAËL à Douglas COOPER :

« (…) la peinture, la vraie, tend toujours à tous les aspects, c’est-à-dire l’impossible addition de l’instant présent, du passé et de l’avenir.

Les raisons pour lesquelles on aime ou l’on n’aime pas ma peinture m’importent peu parce que je fais quelque chose qui ne s’épluche pas, qui ne se démonte pas, qui vaut par ses accidents, que l’on accepte ou pas.

 On fonctionne comme on peut. Et moi j’ai besoin pour me renouveler, pour me développer, de fonctionner toujours différemment d’une chose à l’autre, sans esthétique à priori.

On s’accorde fort, fin, très fin, valeurs directes, indirectes, ou l’envers de la valeur, ce qui importe c’est que ce soit juste. Cela toujours. Mais l’accès à ce juste, plus l est différent d’un tableau à l’autre, plus le chemin qui y mène parait absurde, plus cela m’intéresse de le parcourir.

(…) je crois à l’accident, je ne peux avancer que d’accident en accident, dès que je sens une logique trop logique, cela m’énerve et vais naturellement à l’illogisme. »

Whaouh, ai-je envie de dire… 

15 réflexions au sujet de « Commentaires sur Un rendez-vous formidable… »

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